In the Culture of One World Randy Gener

A Global Media Project | Arts Economy, Cultural Diplomacy and Critical Thinking

Colloque international sur l’enseignement de la scénographie: “Qu’est ce que la scénographie ?” 21 et 22 octobre 2011

PARIS:  An international symposium on the teaching of design, entitled “What is Scenography?”, takes place Oct. 21 and 22 at the École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) in Paris.

Program for International colloquium in Paris "What is Scenography?" | © EnsAD / Didier Plowy

Program for International colloquium in Paris "What is Scenography?" | © EnsAD / Didier Plowy

The colloquium gathers scenographers, designers, teacher, critics and academics. It was designed by Raymond Sarti, scenographer, president of the Union des Scénographes and Professor at EnsAD; Marcel Freydefont, scientific director of the department of scenography at Ensanantes; and Luc Boucris, emeritus professor at Stendhal University.

The École nationale supérieure des Arts Décoratifs was the first among leading art schools in France to offer courses in scenography that were given by confirmed professionals.

On the initiative of Raymond Sarti, scenographer and professor at the school, the colloquium is being organized at a time when many questions are being raised about the exercise of this profession. Questions about the definition of this field are also being raised. As a result, these questions are affecting professional training around the world.

How should scenographers be trained today? The first day of the colloquium will be devoted to the profession of scenographer and how it has developed while the second day will concentrate on education.

These two days of reflection and debate will not only lead to a review of the status of the profession but also lay down its future prospects.

The colloquium is divided into four parts:

  • Text # 1: Historical perspective, objectives and thematic
  • Text # 2: The enlargement of the scenography
  • Text # 3: Territories Arts
  • Text # 4 : The establishment of higher education with instruction in set design in France

Because of the extreme length of each of the four descriptions, only the texts for the first two parts are posted below. For more information, these are the people to contact:

Contacts :
Jennifer Biget
Nathalie Foucher-Battais
T. : + 33 (0) 1 42 34 97 31
jennifer.biget@ensad.fr
nathalie.foucher-battais@ensad.fr

Organisation pratique :
Stanislas Colodiet
T. : + 33 (0) 1 42 34 97 03
stanislas.colodiet@ensad.fr

Service presse :
Catherine Dufayet Communication
Benoîte Beaudenon
T. : + 33 (0) 1 43 59 05 05
bbeaudenon@wanadoo.fr

–RG

Colloque international
Qu’est-ce que la scénographie?

21 et 22 octobre 2011
École nationale supérieure des Arts Décoratifs

Texte d’orientation scientifique n°1
Perspective historique, objectifs et thématiques

Longtemps au XIXe siècle, les peintres-décorateurs de théâtre ont aspiré à une formation spécialisée qui prenne en compte les métiers de la scène. Cette formation se faisait « sur le tas » dans les ateliers de décor, non sans efficacité : l’histoire du décor romantique démontre également une réelle inventivité. Cela a participé cependant à instaurer une certaine routine qui a été abondamment décrite et analysée. Les révolutions scéniques ont bouleversé le paysage théâtral à partir de 1890, notamment en faisant appel à des « artistes non spécialisés dans le décor de théâtre » pour lutter contre une « fausse tradition » dénoncée par Adolphe Appia. En 1922, dans un essai consacré à cette question, Léon Moussinac s’est efforcé de « donner une idée d’ensemble de l’évolution de la décoration théâtrale depuis le temps où, par réaction contre le réalisme à la scène, on essaya d’obtenir l’unité artistique en demandant à des peintres de composer des décors et des costumes en harmonie avec l’esprit et le sens de l’œuvre à représenter ». Cette recherche d’unité a conduit à modifier de façon radicale le travail sur l’espace. Dans les années 1960, le terme de scénographie est venu désigner ce mouvement d’harmonisation scénique et se substituer à celui de décoration.

Ce bref aperçu historique permet d’identifier deux aspirations récurrentes qui ne sont pas rapport avec l’organisation du Colloque « Qu’est-ce que la scénographie ? » : d’une part celle d’un enseignement propre au décor de théâtre avec la formation de créateurs professionnels spécialisés, d’autre part l’appel aux peintres ou aux artistes à venir sur scène pour suppléer une éventuelle routine professionnelle. Cette double aspiration contradictoire recoupe une autre dynamique, celle de l’identité des arts, de leur territoire au sens métaphorique et au sens dénotatif du terme, de leurs frontières respectives. La relation entre théâtre et peinture, entre théâtre et architecture, est également une question ancienne, qui ne cesse de s’actualiser comme le démontre largement la situation présente des arts. Aujourd’hui, l’effrangement des arts à l’œuvre depuis plus de cinquante ans (Adorno en fit le diagnostic dès 1966) connaît un effet croissant dont témoignent les mutations du théâtre d’un côté et des arts plastiques ou arts visuels de l’autre.

Cela est d’autant plus notable qu’au XXe siècle, l’abandon de la toile peinte et de la perspective au profit du décor construit et praticable a éloigné la pratique de la scène de la peinture. Il n’est pas indifférent de rappeler que la réapparition du terme de scénographie s’inscrit précisément dans cet écart. Et cependant dans les années 1950 avec Jean Vilar ou dans les années 1970 avec Jean Jourdheuil ou Jean-Pierre Vincent, l’appel aux peintres s’est réactivé. Jean-Pierre Vincent mentionne la proposition faite par Jean Jourdheuil au début des années 1970 « d’opérer une rupture dans la production des images scéniques en faisant appel à des peintres plutôt qu’à des décorateurs professionnels de théâtre ». Il n’est pas indifférent non plus de souligner la théâtralisation de l’art contemporain dans un écart vis-à-vis des techniques traditionnelles de la peinture ou de la sculpture. Il n’est pas indifférent enfin de relever la récurrence d’un théâtre plastique ou visuel, d’un théâtre d’image et une sorte de filiation qui irait de la sphère scénoplastique de Josef Svoboda au Léviathan d’Anish Kapoor, qui, à propos de cette œuvre affirme : « Il n’y a pas de spectateur innocent. La vision s’accompagne toujours de complications, d’une histoire, d’un passé plus ou moins réel. L’art abstrait, et en particulier la sculpture, travaille cette idée que le spectateur participe à la fois avec son corps et sa mémoire. Quand la mémoire et le corps parcourent, traversent une œuvre d’art, quelque chose se passe, quelque chose change ».

Tout cela – ce que Kapoor nomme les « complications » – rend nécessaire de situer la question de l’enseignement de la scénographie et de la formation des scénographes, à l’ordre du jour du Colloque organisé par l’EnsAD les 21 et 22 octobre 2011 à Paris, en donnant des repères en la matière, tout du moins pour ce qui concerne la situation française, étant entendu qu’il est indispensable de s’ouvrir internationalement, ce qui est l’horizon de ce Colloque. Ecoles de théâtre, écoles d’art, écoles d’architecture et université offrent des lieux de formation diverse à la scénographie et cette diversité reflète les oscillations évoquées. Il est essentiel de réunir ces lieux divers et de le faire à une échelle européenne.

***

Texte d’orientation scientifique n°2
L’élargissement de la scénographie

Le colloque met en évidence la notion de scénographie élargie (Table ronde du 21 octobre : « Les nouvelles frontières entre les arts et les pratiques : la scénographie élargie » ; Table ronde du 22 octobre : « Vers un enseignement de la scénographie élargie ? »). La définition du périmètre du champ de la scénographie – son élargissement – relève d’une des thématiques centrales du colloque : celle de l’identité des arts, de leurs territoires.

Dans le laboratoire, un étudiant développe ses photographies. - © Photo EnsAD/Philippe Chancel

Dans le laboratoire, un étudiant développe ses photographies. - © Photo EnsAD/Philippe Chancel

D’où provient cette notion de scénographie élargie ? Cette notion d’élargissement ou d’extension sous-entend que la scénographie aurait un noyau dur et une périphérie. C’est à étudier cette question sous l’angle historique que ce texte entend se consacrer.

L’origine de la scénographie est théâtrale à la fois d’un point de vue étymologique, historique, esthétique et technique. Cette évidence est souvent rappelée à travers la métaphore du « berceau » : le théâtre est le berceau de la scénographie. A partir de 1969, des personnalités comme Jacques Le Marquet (1927) ont prôné une conception élargie de la scénographie. Il a employé à cet égard le terme intéressant de «scénographie générale » en utilisant lui-même le verbe « élargir ». Cela sous-entend bien un développement au-delà du territoire originel, celui du théâtre. Il a pu mettre en œuvre cette conception dans son enseignement aux Arts déco : « Elargir le champ scénique traditionnel (décor, costumes, techniques, régies, gestion, juridiction) à l’architecture générale, l’architecture scénographique (équipement, sécurité), la muséographie, l’exposition, la performance, l’installation, en traitant l’espace global du vécu partout où le jeu a ses droits : c’est-à-dire partout ».

Le programme d’enseignement de « la scénographie aux Arts Décos# » mis en place par Le Marquet en 1969 après les événements de 1968 qui ont fortement bouleversé l’école, est fondée pour lui sur trois principes:

  • Tout d’abord la pluridisciplinarité, caractéristique de cette école depuis sa fondation comme école d’application ornementale des arts majeurs, qui s’est enrichie d’un grand nombre de nouvelles disciplines liés au renouvellement des techniques et des pratiques, notamment de l’image. Par ailleurs, après 1968, l’introduction d’une importante présence des sciences humaines et des sciences de l’art ouvre cette pluridisciplinarité à l’approche conceptuelle, critique et théorique.
  • Ensuite, le terme de scénographie entend qualifier un nouveau positionnement du travail sur l’espace au sein de la représentation théâtrale. La création de la section Scénographie au sein du département Espace (aux côtés de l’architecture intérieure), implique dans cette dynamique pluridisciplinaire la prise en compte générale du « cadre de vie d’environnement socio-culturel ». Cette création se situe dans la dynamique qui a conduit depuis le début des années 1960 à la résurgence de cette notion de scénographie au théâtre. Le Marquet indique ainsi que « la réforme mise en place à partir de 1969, a adopté le terme de « scénographie » pour que les différences entre scénographie et décoration soient bien posées ». Il s’agit en effet de prendre acte des « révolutions scéniques au XXe siècle » selon le mot de Bablet pour rompre avec la notion de « décor de théâtre » qui qualifiait la section mise en place en 1946 aux Arts Décos
  • Enfin, l’enseignement de la scénographie va reposer sur le concept de « théâtralité » pour constituer un concept central majeur qui donne sens au travail scénographique. Cette notion permet de prendre en compte l’évolution du théâtre depuis la fin du XIXe siècle, l’avènement de la mise en scène, la fin du texto-centrisme et l’éclatement des formes théâtrales. Cette notion d’ « éclatement » est décisive car c’est elle qui conduit à la notion d’ « élargissement ». Tout ceci s’inscrit dans une perspective plus ample qui engage bien évidemment les aspects esthétiques et techniques, mais aussi les aspects idéologiques et politiques.

Le Marquet explique ainsi ce mouvement : « Ni sur le plan théorique ni sur le plan pratique, il n’était plus question de maintenir l’expression scénique dans les strictes limites de la scène (et de la scène à l’italienne en particulier) liée à la primauté absolue du texte dramatique (…) Pour les scénographes des Arts Décos, l’éclatement esthétique, idéologique et pratique du lieu de spectacle, aboutissant à élargir le champ des pratiques à d’autres champs mêlant les disciplines, les mixtant, les brassant dans une sorte de généralisme scénographique, constituait l’autorisation de se mêler d’autre chose que de théâtre pur, à la condition qu’un concept majeur anime les intentions ». Pour Le Marquet, le concept majeur est celui de « théâtralité ». Ce concept a perdu de sa vigueur mais, dans les années 60 et 70, il joue un rôle non négligeable.

Jacques Poliéri a proposé dès 1963 cette sorte de généralisme scénographique en élaborant une théorie scénographique synthétique# qui ne repose plus sur le seul théâtre mais sur un spectacle généralisé incluant notamment les techniques du cinéma, de la télévision et de l’image électronique. André Veinstein a commenté à l’époque cette recherche qui oblige à ne plus penser « théâtre », en dégageant radicalement la notion de spectacle pour proposer « une conception originale du spectacle intégral » qui renvoie pour partie à ce qu’on appelle aujourd’hui le théâtre immersif, et en « étendant la définition du terme scénographie ».

Cette conception élargie a été aussi exprimée par l’Association française des scénographes et techniciens de théâtre (AFSTT) en 1980 dans sa charte du scénographe#. Pour l’AFSTT, le terme scénographie renvoie à deux acceptions qui correspondent à deux pratiques distinctes qui sont bien évidemment liées l’une à l’autre:

  • « Le scénographe qui participe à la prise en charge, totale ou partielle d’un espace pour en faire un lieu de spectacle »
  • « Le scénographe-décorateur qui prend en charge un espace en fonction d’un spectacle particulier ».

Dans une note de cette charte, il est précisé que cette double signification est faite « sans préjudice d’autres pratiques artistiques liées à une notion élargie du spectacle. Scénographie du spectaculaire étendu aux environnements, aux arts plastiques, etc… »

Cette notion d’élargissement (d’extension) de la scénographie a trouvé rapidement une expression avec le développement de la scénographie d’exposition dans les années 1980-1990. La création en 1984 à l’Ecole d’architecture de Clermont-Ferrand du Certificat d’études approfondies en architecture et scénologie prend acte de cette situation générale, d’une part en proposant une formation à la scénographie dans toute son amplitude (spectacle, équipement, exposition, événement), d’autre part en réactivant la notion de scénologie pour définir l’étude scientifique de la scénographie et des fondements d’une logique scénique en cherchant à repérer quelle parenté relie les arts de la scène aux arts de l’espace.

Pour caractériser ce phénomène de l’élargissement de la scénographie, voici une définition en 1993#, inspirée de la Charte du scénographe et de la pratique langagière en usage alors : « Cette expression désigne un état de fait constatable en France dans les dix dernières années : la logique scénique et la démarche du scénographe, notamment son art de dramatiser l’espace et de jouer avec le temps aux fins d’une représentation, s’appliquent de plus en plus à des domaines autres que le théâtre ou le spectacle. La scénographie d’exposition est de plus en plus familière, et la muséographie a su tirer avantage de cet apport ». Sont citées comme autres exemples de scénographie élargie la scénographie événementielle ou commémorative, la scénographie urbaine.

Les étudiants s’initient au Banc-Titre (technique d’animation directe sous caméra). - © Photo EnsAD/Philippe Chancel

Les étudiants s’initient au Banc-Titre (technique d’animation directe sous caméra). - © Photo EnsAD/Philippe Chancel

On voit ainsi se profiler plusieurs cercles. Elargissement vers l’ensemble des techniques qui contribuent à construire une représentation, vers la conception des espaces consacrés à des occurrences spectaculaires, vers des lieux et des types d’événements qui n’apparaissent spontanément comme relevant de la sphère spectaculaire (musées, cadre de vie…)

En un sens, la création en 1996 par des professionnels de l’Union des scénographes en lieu et place de l’AFSTT prend acte de cet élargissement puisque l’UDS entend réunir les scénographes de spectacle, les scénographes d’équipement et les scénographes d’exposition.

L’observation qui suit, datée de 2008, témoigne de la diffusion de cette notion : « l’acception traditionnelle du mot “scénographie” faisant référence à l’espace scénique théâtral traditionnel se transforme. Cette discipline s’élargit et ses champs d’applications s’ouvrent à des nouvelles frontières. C’est cette aperture qui permet à la scénographie d’intervenir dans le secteur de l’événementiel# ».

Le scénographe canadien Michael Eagan répondant ainsi à la question « Qu’est-ce que la scénographie ? » fait également référence à cette notion de scénographie élargie : « La notion de « scénographie » a donc évolué à partir de ses antécédents historiques dans l’antiquité classique et de ses liens avec les architectes de la Renaissance. Grâce, en bonne partie, à l’intense activité théâtrale qui s’est déployée en Europe de l’Est au XXe siècle, son sens s’est ensuite élargi pour inclure tout ce qui contribue à établir le climat et l’atmosphère d’une représentation théâtrale #». La Quadriennale de Prague en 2011 fait usage de cette notion : « extended scenography » pour désigner des installations plastiques, sonores et visuelles. On voit ici que cet élargissement englobe un ensemble de techniques qui définissent une ambiance, par exemple la lumière, l’image, le son. On voit aussi apparaître à travers cette référence à un élargissement la question de la théâtralité et de la théâtralisation. Cela ramène à la question centrale des arts, de leur identité et de leurs territoires (Cf. Texte d’orientation n°3).

Toutefois, il est important de souligner que la conception de Le Marquet n’évacuait pas le « théâtre pur » pour reprendre ses propres termes et pour qu’une scénographie ait du sens, il entendait se comporter en « homme de théâtre ». Il ajoutait, en ce qui concerne son enseignement aux Arts Décos : «  Toute la problématique du scénographe tourne autour du théâtre au sens le plus strict, où l’acteur « vivant en chair et en os » constitue « l’éclat de chair » spécifique de cette expression depuis la nuit des temps ». Même s’il préconise ensuite d’ « élargir son champ à toutes les pratiques qui se réfèrent au concept de théâtralité autour du rapport réalité/fiction ».

De même, pour l’AFSTT, l’origine et l’ancrage de la scénographie se trouvent bien au théâtre : c’est le théâtre et la représentation théâtrale qui donnent sens à cette discipline de mise en forme d’un espace : « Ce qui peut faire la spécificité » d’un scénographe, « c’est d’être d’abord un homme de théâtre », qui a une « connaissance vécue de l’espace du spectacle et de ses exigences ». Cette position est toujours celle de l’Union des scénographes : pas de scénographie sans expérience théâtrale.

l’École, façade extérieure, angle des rues d’Ulm et d’Erasme - © Photo EnsAD/Laurence Sudre

l’École, façade extérieure, angle des rues d’Ulm et d’Erasme - © Photo EnsAD/Laurence Sudre

****

Que peut-on faire comme constat en 2011 ? La situation artistique du théâtre n’est plus celle qui prévalait au début des années 1960. D’une part, il est maintenant acquis que l’expression scénique ne se confine plus aux limites de la scène dite à l’italienne ; cet outre-passement du théâtre a eu lieu : il est derrière nous. Et l’on peut même considérer qu’il s’est produit à partir des années 1990 un recentrement scénique suite au mouvement d’éclatement des années 1960 : la scène dite à l’italienne n’est plus une chose morte, ou un repoussoir, mais une scène possible parmi d’autres scènes ; le théâtre actuel a intégré tant de formes nouvelles depuis 50 ans qu’il n’est pas possible de le restreindre à la définition qui pouvait être la sienne de 1945 à 1968. D’autre part, la question aujourd’hui n’est plus tant celle de la pluridisciplinarité que celle de l’interdisciplinarité, de la transdisciplinarité et de l’intermédialité ; la question n’est plus tant celle d’une théâtralité émancipée du théâtre qu’à nouveau celle du théâtre en relation avec les autres arts, arts de la scène comme la danse ou l’opéra, arts de l’écran ou arts visuels et plastiques.

Luc Boucris, professeur émérite, université Stendhal-Grenoble 3.
Marcel Freydefont, directeur scientifique, département scénographie, Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes
Raymond Sarti, scénographe, président de l’Union des scénographes (UDS), enseignant à l’EnsAD,

luc.boucris [at] wanadoo.fr
freydefont.marcel [at] numericable.fr
raymondsarti [at] yahoo.fr

Colloque organisé par l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs

Conception du programme : Raymond Sarti, scénographe, président de l’Union des scénographes (UDS), enseignant à l’EnsAD, Marcel Freydefont, directeur scientifique, département scénographie, Ensa Nantes et Luc Boucris, Professeur émérite, université Stendhal-Grenoble 3

Comité d’organisation : Geneviève Gallot, Emmanuel Fessy, Raymond Sarti, Brice Leboucq, Marcel Freydefont, Luc Boucris.
Avec le soutien de l’Institut français

Informations pratiques :
Colloque international : Qu’est-ce que la scénographie?
21 et 22 octobre 2011
Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs
31 rue d’Ulm, 75 005 Paris
T. : + 33 1 42 34 97 00 / F. : + 33 1 42 34 97 85

Réservations, inscriptions :
Entrée libre, sur réservation uniquement : reservation@ensad.fr


About Randy Gener

Randy Gener is the Nathan Award-winning editor, writer, critic, playwright and visual artist in New York City. He is the author of the plays "Love Seats for Virginia Woolf," "Wait for Me at the Bottom of the Pool," "A Parliament of the Streets," and others. His conceptual installation, "In the Garden of One World" (designed by Nic Ularu), debuted in 2008 at La MaMa La Galleria in New York. He is a renowned lecturer and speaker in the arts and technology, appearing at such schools as the Martin E. Segal Theatre Center-Graduate Center, City University of New York, Montclair State University, University of South Carolina, Brooklyn College; U.S. and European festivals as Sibiu International Theatre Festival, Prague Quadrennial for World Scenography, William Inge Theatre Festival, Humana Festival of New American Plays; as well as such institutions as Nuyorican Poets Cafe, Hallmark Inc., Dramatists Guild of America, Odeon Theatre of Bucharest, Romanian Cultural Institute-New York, Long Wharf Theater Company, Pan Asian Repertory Theatre and La MaMa E.T.C.

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“From the Edge: Performance Design in the Divided States of America” at LaMaMa La Galleria

On Smart Power, International Cultural Exchange and Performance Design | An Interview by Amanda White Thietje

3 Interviews by AMANDA WHITE THIETJE:
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RANDY GENER and I met in Prague this summer, where we were both attending the 2011 Prague Quadrennial of Performance Design and Space (PQ). I was wandering through the exhibits, soaking up the inspiration and the beauty of the city; he was serving as both curatorial advisor of "From the Edge" (USITT’s USA National Pavilion) and Editor-In-Chief of this year’s PQ daily newspaper.
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Randy agreed to talk with me about the PQ, and there’s so much in this interview I want to share with you that I’m going to post it in three parts. Click on the titles of each article below so you can read each part of the interview:
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  • Interview – Part 1: "From the Edge"
  • Interview – Part 2: "Active Searching & The Value of the Prague Quadrennial"
  • Interview – Part 3: "A Ripple Effect."
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    “From the Edge: Performance Design in the Divided States of America,” the USA national pavilion at Prague National Gallery

    From the Edge: Performance Design in the Divided States of America

    Reflections on curating and creating national expositions in an international art-based mega-exhibition in Prague
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  • Curatorial essay: "Exhibiting a country on the edge: a U.S. approach to performance design"
  • USA exposition returns from Prague: "American performing garage under the sign of Obama"
  • Prague diaries: "Philadelphia theater-makers talk about how performance design affected their works and processes."
  • Interview with curators: "Curators speak about the thrills, challenges and obstacles of staging national expositions of design."
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    Praise and Commendations

    >> "A first-rate writer and editor. Randy Gener understands culture in the widest sense: as news, as art, as politics, as media," Margo Jefferson, Pulitzer Prize–winning writer.
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    >> "Mr. Randy Gener’s 'in the theater of One World,' a showcase of his own individual work, is taking up the slack that print journalism is leaving behind. You won’t find this in your local papers," Superfluities Redux.
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    >> "The visionary," Instinct Magazine.
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    >> "An internationalist, a champion of cultural exchange and dialogue," The New York Daily News.
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    >> "Randy Gener's command of theatrical subjects is unequalled among his contemporaries," American Theatre magazine/Theatre Communications Group.
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    >> "Randy Gener sheds light into censorship and repression of the arts," Judges of the Deadline Club Award, New York chapter of Society of Professional Journalists.
    -
    >> "Randy Gener is one of the most compelling voices of our era of globalization," Ioana Ieronim, author, poet and Fulbright Program Director of Fulbright Commission Romania.
    -
    >> "Gener draws our attention to largely ignored voices and visions on the international theatrical scene," Judges of the George Jean Nathan Award for Dramatic Criticism.
    -
    >> "Mr. Gener holds himself to a high standard in his long-form journalism — perhaps a model for young journalists," Superfluities Redux.
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    >> "Gener’s writing on theater, especially as it interacts with LGBT lives, is beautifully done, knowledgeable and almost lyrical in its language,” Judges of NLGJA Journalist of the Year.
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    >> "Randy Gener demonstrates the ripple effect that spotlighting artistic passion can have," Judges of the Deadline Club Award, New York chapter of the Society of Professional Journalists.
    -
    >> "Randy Gener's 'Love Seats for Virginia Woolf' is a meditative homage. Gener has staged his play with a subtle grace that complements the art objects' sedentary ingenuity. Never has Virginia's room of one's own been so suggestively furnished,” The Village Voice
    -
    >> "Gener's accumulation of words in his play 'Love Seats for Virginia Woolf' are the feathery evanescence of the butterfly's wings clamped together with the bolts of iron that are the four loveseat sculptures. The actors become words personified. I was left astonished,” The Virginia Woolf Miscellany of the International Virginia Woolf Society.
    -
    >> "His essays wed critical intelligence with a love of the telling and unruly fact," Judges of George Jean Nathan Award for Dramatic Criticism.
    -
    >> "Gener went above and beyond with regard to enterprise, resourcefulness and overcoming of obstacles in the pursuit of the story," Judges of Deadline Club Award, New York chapter of the Society of Professional Journalists.
    -
    >> "Randy Gener has been a tremendous asset to American Theatre ever since he was selected as a Jerome Foundation Affiliated Writer back in 1995-96, and especially since he joined the staff full-time in 2001," American Theatre magazine/Theatre Communications Group.
    -
    >> "One of the leaders of the Asian American community," The New York Daily News.
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    >> "In conferring the Pamana ng Pilipino (Legacy of the Filipino Nation) Presidential Award to Randy Gener, the President recognizes Gener's excellence in the field of theater arts and creativity, and diligence in promoting Filipino-American interests and accomplishments to mainstream audiences in Europe and the United States of America," His Excellency Benigno Simeon Aquino III, President of the Republic of the Philippines.
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    Biography

    Randy Gener is the Nathan Award-winning editor, writer, critic, curator, playwright and visual artist in New York City.
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    His conceptual installation, "in the garden of One World," debuted at La MaMa La Galleria in New York. He is the author of "Love Seats for Virginia Woolf," and other plays.
    -
    For his editorial work and critical essays as the senior editor of American Theatre magazine, Gener has received the George Jean Nathan Award for Dramatic Criticism, the highest accolade for excellence in dramatic criticism in the United States; the Deadline Club Award for Best Arts Reporting from the New York chapter of the Society of Professional Journalists; five media awards for excellence in travel-writing from the annual North American Travel Journalists Association Awards competition; and the NLGJA Journalist of the Year 2010.

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